l’affaire Khalifa

Publié le par MEHDI

Verdict relativement clément dans l’affaire Khalifa

 
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Les principaux accusés ont été condamnés à des peines allant de 10 à 15 ans de prison ferme.

 
De 10 à 15 ans de prison ferme au lieu de 12 à 20 de réclusion, le verdict prononcé mercredi par le tribunal criminel de Blida en Algérie dans l’affaire Khalifa peut paraître relativement clément. Parmi les principaux inculpés, on trouve Youcef Akli, le directeur de la caisse centrale de Khalifa Bank, Djamel Guellimi, l’adjoint de son PDG, et Abdelhafidh Chachoua, le responsable de la sécurité.
 
Dans le procès de la faillite de la Khalifa Bank qui a causé un préjudice estimé entre 1,5 milliard et 5 milliards de dollars à l'Etat et aux épargnants, le tribunal aura délibéré pendant deux semaines, à l'issue de soixante jours de débats contradictoires d’un procès ouvert le 8 janvier.
 
«Laxisme des autorités»
 
Le procès concerne 104 accusés, dont dix sont en fuite, parmi lesquels Rafik Khalifa, 40 ans, réfugié à Londres, et dont l'Algérie demande l'extradition. Entendu mardi par Scotland Yard au sujet notamment de soupçons de blanchiment d'argent, Rafik Khalifa a vu sa libération sous caution prolongée jusqu’au 22 mai. Celle-ci lui avait été accordée le 27 février à la suite d’un premier interrogatoire.
 
Pour la première fois en Algérie, des hommes politiques mais aussi des responsables syndicaux ont été appelés à la barre des témoins. Dans leurs plaidoiries, les avocats ont mis en cause le "laxisme" des autorités et notamment celui de la Banque d'Algérie, sans lequel Rafik Khalifa n'aurait pas pu édifier son empire, composé notamment d'une banque, d'une compagnie aérienne et de deux chaînes de télévision.

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